Mario Dumont à Tout le monde en parle
Ce soir, je n’ai pu qu’écouter une petite partie de l’entrevue accorder par Mario Dumont à Tout le monde en parle. Je me promets donc d’écouter l’entrevue en entier demain question de me faire une idée concrète de sa performance.
Tout comme la semaine dernière, pour André Boisclair, je vous offre ici un petit tour de la blogosphère.
« Attendre au budget fédéral pour dévoiler son cadre financier, ça ne fait pas très autonome. En attendant, il a l’air du gars qui se présente à un examen sans avoir étudié.
Affirmer que la réforme du bulletin ne va rien coûter et dire, 5 secondes plus tard, qu’il prévoit une somme de 10 millions… Ça manque de sérieux.
De plus, Dumont aurait dû être capable de chiffrer le total des engagements qu’il a déjà pris, comme ceux en santé par exemple. Quand on connaît et qu’on maîtrise son programme c’est un exercice simple. »
« Les choses sont en train de se corser dans cette campagne. Alors que Boisclair a très bien réussi son passage à l’émission Tout le monde en parle de la semaine dernière, Mario Dumont a eu l’air d’un amateur aujourd’hui, étant incapable de chiffrer son programme. Non, pire, refusant de chiffrer ses engagements!
Et que dire de son incapacité à se situer sur la question constitutionnelle. Sérieusement, on ne peut pas être à la fois dans le Canada et pas dans le Canada. Ou bien on est fédéraliste, ou bien on est indépendantiste. »
« Devant une foule non partisane, le chef de l’Action Démocratique du Québec s’est somme toute bien défendu. D’entrée de jeu, il a eu l’occasion de clarifier la ligne de son parti et sa pensée personnelle sur les accommodements raisonnables : il considère que le Québec doit demeurer ouvert à l’immigration, que le gouvernement doit se tenir droit lorsque vient le moment d’éliminer des accommodements jugés déraisonnables, et ce, pour le bien des minorités.
Il n’a malheureusement pas su tirer son épingle du jeu lorsque l’assistante de Guy A. Lepage est arrivée avec un tableau comparatif des budgets présentés par les plateformes électorales de ses principaux concurrents. »
« D’abord, l’histoire de son tableau d’engagements, qu’il a été incapable de combler. Malaise.
Ensuite, Chantal Hébert en a rajouté, sur cette incapacité à chiffrer ses promesses. Elle a enfoncé le clou sur les velléités « autonomistes » de l’ADQ. Sauf qu’être bi, c’est ok dans le lit de ta chambre à coucher. C’est impossible dans le lit constitutionnel : t’es souverainiste ou t’es fédéraliste. C’est la nature de la bête.
Ceci étant dit, Dumont est salement plus esquinté pour ses engagements non chiffrés que Charest a pu l’être, jusqu’ici, pour Orford, pour les promesses non tenues sur les impôts, pour les ratés en santé, pour son refus de critiquer le fédéral dans les retombées des contrats militaires. Bien hâte de le voir, lui, chez MM. Turcotte et Lepage. »
Tags: Mario Dumont, ADQ, Tout le monde en parle, TLMEP, Élections
March 12th, 2007 at 10:04 am
[…] Selon la majorité des blogueurs, Mario Dumont a eu l’air d’un amateur hier soir. Même si Louise Cousineau souligne l’incapacité de Dumont à chiffrer ses promesses, elle note que le chef de l’ADQ a été applaudi plus souvent qu’André Boisclair. Ses conclusions? «Il a de l’allure à la télé, notre Mario.» […]
March 12th, 2007 at 10:40 am
Site très intéressant. Merci!